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Expert.e eau (secteur eau) – Plans de pré-investissement et projets bancables CDN 3.0 (Maroc)
PARIS·Posted today
Full job description
Result of Service
Le secteur de l’eau de la CDN 3.0 du Maroc dispose d’un plan d’investissement sectoriel opérationnel et d’un portefeuille de 2 à 3 projets prioritaires structurés et amenés à un stade de maturité suffisant pour être présentés aux mécanismes de financement (fonds climatiques internationaux, fonds souverains et nationaux, secteur privé, etc), l’ensemble étant aligné sur le cadre logique CDN 3.0 commun et directement consolidable dans le cadre plurisectoriel maître. Ce plan et ce portefeuille capitalisent sur les programmes d’investissement déjà engagés au niveau national et sur les efforts déjà déployés par le secteur de l’eau, afin d’en assurer l’alignement et la complémentarité avec les initiatives existantes.
Work Location
Maroc (à domicile, basé à Rabat), avec déplacements auprès des ministères et organismes concernés (MTEDD, ministère délégué chargé de l’Eau, agences de bassins hydrauliques, ONEE) et des sites des parties prenantes en tant que de besoin.
Expected duration
130 jours de travail sur une période de 12 mois, du 1er novembre 2026 au 1er novembre 2027
Duties and Responsibilities
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est la principale autorité environnementale mondiale. Il définit l’agenda environnemental international, promeut la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations Unies et agit en tant que porte-parole faisant autorité pour l’environnement mondial. Dans le cadre de son mandat normatif et opérationnel, le PNUE appuie les États membres dans l’intégration des enjeux climatiques et environnementaux dans leurs cadres de planification macroéconomique et budgétaire. À travers le projet NDC Act & Invest (financé par l’Initiative internationale pour le climat – IKI de l’Allemagne, 2025-2030), le PNUE accompagne les pays en développement dans l’élaboration et la mise en œuvre de la troisième génération des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0) ambitieuses, réalisables et investissables, alignées sur l’Accord de Paris. Le projet s’articule autour de trois axes de travail : (i) le renforcement de l’ambition et de l’action du G20+ , (ii) l’alignement des politiques et de la planification (intégration des CDN, PNA, SPANB et LT-LEDS dans les processus nationaux et territoriaux), et (iii) l’appui approfondi à l’investissabilité des CDN 3.0 (2026-2035). Le Maroc figure parmi les pays les plus exposés au stress hydrique : la disponibilité en eau renouvelable est tombée à environ 620 m³ par habitant et par an, contre 2 560 m³ en 1960, et les projections scientifiques alertent qu’elle pourrait passer sous le seuil de pénurie absolue de 500 m³ d’ici la fin de la décennie. Face à ces pressions, le Maroc a engagé une réponse de grande ampleur, articulée autour du Plan national de l’eau (PNE) 2020-2050 et de sa première phase, le Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, dont l’enveloppe a été portée de 115 à 150 milliards de dirhams. Ce programme repose sur cinq axes, développement de l’offre (grands barrages, interconnexion des bassins, dessalement), gestion de la demande et valorisation de l’eau, renforcement de l’approvisionnement en milieu rural, réutilisation des eaux usées traitées, et communication et sensibilisation. La présente mission s’inscrit dans la continuité de ces stratégies et programmes nationaux, qu’elle vise à compléter et à rendre investissables au titre de la CDN 3.0. Au Maroc, le PNUE a appuyé l’élaboration d’un Cadre préliminaire intégré de planification des investissements climat (CIPF) de la CDN 3.0, couvrant l’ensemble des 197 mesures de la CDN 3.0 (90 mesures d’atténuation et 107 mesures d’adaptation) réparties sur 19 secteurs, représentant un besoin d’investissement climatique d’environ 96 milliards USD sur la période 2026-2035. Ce cadre comprend un document méthodologique, un guide d’utilisation, un classeur Excel scoré (outils de priorisation et d’évaluation de la maturité) et des gabarits de chiffrage et de financement. La présente mission vise à opérationnaliser cette planification pour les secteurs couverts par le PNUE : agriculture, forêt et eau. Le présent poste d’expert.e porte sur le secteur de l’eau : il s’agit de transformer les mesures et projets de la CDN 3.0 du secteur de l’eau en un plan d’investissement sectoriel et en un portefeuille de projets bancables, alimentant le cadre logique CDN 3.0 commun et les outils de suivi du MTEDD. L’Expert.e eau fait partie de l’équipe placée sous la direction de l'Expert principal / Chef d'équipe et du Conseiller régional du projet NDC Act & Invest pour l'Afrique et le Moyen-Orient, et travaille en appui des expertes agriculture et forêt. Compétences clés o Capacité à conduire des analyses multicritères et à renseigner des outils structurés (fiches projets, classeur de cadre logique) selon des nomenclatures structurées. o Aptitude à chiffrer des projets, à évaluer leur impact climatique et leurs co-bénéfices, et à apprécier leur bancabilité. o Bonnes compétences de consultation et de facilitation auprès d’acteurs institutionnels, techniques et financiers. o Fortes capacités d’analyse et de rédaction en français, et capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire sous la coordination d’un chef d’équipe. o Maîtrise des outils bureautiques courants (suite MS Office, dont Excel). Objectifs, résultats attendus et indicateurs de performance Cadre méthodologique commun : La présente mission applique la note préliminaire de cadrage méthodologique commune PNUE-GIZ, qui définit le cadre logique CDN 3.0 partagé, la nomenclature commune, le gabarit unifié de fiche de pré-investissement, les jalons de synchronisation et les règles de consolidation dans le cadre maître plurisectoriel. L’instance sectorielle est renseignée de manière consolidable. Le plan produit est dénommé Plan d’investissement sectoriel (PIS), en cohérence avec les autres dispositifs sectoriels (PNUE et GIZ). Les livrables et échéances contractuels sont ceux fixés en section 2.3, le calendrier détaillé des jalons intermédiaires, le séquençage des activités et les modalités de validation seront précisés dans la note de démarrage, validée lors de la réunion de démarrage, et alignés sur les jalons de synchronisation du Chef d’équipe. La répartition des rôles entre les expert.e.s est précisée dans une matrice RACI synthétique qui sera communiquée au candidat retenu, l’expert.e s’y conforme et applique la matrice RACI détaillée et opérationnelle établie par le Chef d’équipe dans le rapport de démarrage. Les autres expert.e.s s’y conforment. Le gabarit unifié de fiche de préinvestissement CDN 3.0 et le cadre logique opérationnel CDN 3.0 pourront être communiquées aux expert.e.s retenu.e.s pour les besoins de l’exécution de la mission. Outil de référence : La mission s’appuie sur le cadre préliminaire logique opérationnel CDN 3.0 et sur le gabarit unifié de fiche de préinvestissement qui lui est aligné, fournis au consultant.e et faisant partie intégrante des présents ToRs. L’Expert.e eau renseigne, pour les mesures et projets CDN 3.0 du secteur de l’eau, les fiches de préinvestissement, puis les reporte dans l’instance eau du classeur du cadre logique, inventaire et maturité, évaluation multicritère 5D, costing et gap de financement, pipeline et feuille de route, selon des nomenclatures et hypothèses communes, en coordination avec le Chef d’équipe et les autres expert.e.s. Sur cette base, 2 à 3 projets prioritaires sont identifiés, puis développés et structurés jusqu’à un stade de maturité suffisant pour être présentés aux mécanismes de financement. L’instance eau constitue une déclinaison du cadre plurisectoriel maître, destinée à y être consolidée. Stade de maturité visé : Aux fins des présents TdR, le « stade de maturité suffisant pour être présenté aux mécanismes de financement » s'entend d'un stade de préinvestissement avancé ou de préfaisabilité, permettant la soumission du projet à une facilité de préparation de projets (PPF, programme « Readiness » du FVC, facilités des banques de développement, etc) ou l'engagement de discussions formelles avec des financeurs. Il ne recouvre pas la réalisation des études de faisabilité détaillées, des études d'impact environnemental et social, de la sécurisation foncière ni l'obtention des autorisations, qui relèvent de la phase de préparation ultérieure. Le terme « bancable », lorsqu'il est employé dans les présents TdR, renvoie à ce stade. Périmètre et volume indicatif de la mission : Afin de permettre aux candidat.e.s d'apprécier la charge de travail, le périmètre est précisé comme suit : (i) l'analyse porte sur l'ensemble des mesures et projets de la CDN 3.0 relevant du secteur de l'eau, (ii) une fiche de préinvestissement est attendue pour chaque mesure ou projet de ce périmètre, selon le gabarit unifié , (iii) le chiffrage des fiches est réalisé à un niveau détaillé (sur la base des données existantes et des gabarits de chiffrage du CIPF), le chiffrage affiné étant réservé aux 2 à 3 projets prioritaires, en lien avec l'expert.e en ingénierie et structuration financière , (iv) l'expert.e participe à un minimum de 4 à 6 consultations et ateliers, incluant les consultations formelles et les consultations parallèles ou bilatérales , (v) le nombre de missions territoriales et de visites de sites sera déterminé en fonction des 2 à 3 projets prioritaires retenus (à titre indicatif, une mission par projet prioritaire). Répartition des responsabilités avec l'expert.e en ingénierie et structuration financière : Sans préjudice de la matrice RACI détaillée établie par le Chef d'équipe, la répartition indicative est la suivante : - L'Expert.e eau est responsable de : la description technique et le dimensionnement des mesures et projets, l’estimation des CAPEX et OPEX à un niveau indicatif (ratios sectoriels, coûts unitaires de référence, etc), avec identification des hypothèses techniques sous-jacentes, l'analyse du cadre réglementaire, institutionnel et législatif (y compris le régime tarifaire applicable et les mécanismes de recouvrement des coûts existants dans le secteur), l'évaluation de l'impact climatique et des co-bénéfices, l'identification des porteurs de projet et des risques techniques, hydrologiques, institutionnels et de mise en œuvre, et l'identification préliminaire des sources et instruments de financement pertinents pour le secteur (fonds climatiques, banques de développement, budget national, PPP, etc), à partir des gabarits du CIPF. - L'expert.e en ingénierie et structuration financière est responsable de : la consolidation et la validation des CAPEX/OPEX des projets prioritaires, l'analyse tarifaire et l'évaluation des recettes et flux de trésorerie, la modélisation financière, la sélection et le dimensionnement des instruments financiers (dette, subvention, financement mixte, garanties, etc), l'analyse des risques financiers et la structuration du montage financier, et la rédaction du volet financier des fiches investisseurs. L'Expert.e eau fournit à l'expert.e financier.ère les données techniques et hypothèses nécessaires et relève de ses conclusions pour le volet financier des dossiers de projet, il/elle demeure responsable de la cohérence technique d'ensemble de chaque dossier eau. Parties prenantes institutionnelles : L'Expert.e eau mobilise, en coordination avec le Chef d'équipe et le MTEDD, les institutions du secteur de l'eau et, selon la nature des mesures et projets analysés, les institutions connexes. Le noyau institutionnel comprend le MTEDD, le ministère de l'Équipement et de l'Eau (département de l'Eau), les agences de bassins hydrauliques (ABH) et l'ONEE (branches Eau et Électricité). Selon les projets, sont également associés : le ministère de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et les établissements chargés de l'irrigation (ORMVA, direction de l'irrigation et de l'aménagement de l'espace agricole) pour les mesures d'efficience hydrique et de réutilisation agricole, le ministère de l'Intérieur (DGCT), les collectivités territoriales et les Sociétés régionales multiservices (SRM) récemment créées pour la distribution d'eau potable, l'assainissement et la réutilisation des eaux usées traitées, le ministère de l'Économie et des Finances (direction du Trésor et des finances extérieures, direction du Budget, DEPP) pour la soutenabilité budgétaire, les garanties et les montages PPP, les acteurs privés et publics pour les projets de dessalement couplés aux énergies renouvelables, ainsi que les partenaires techniques et financiers actifs dans le secteur (BAD, Banque mondiale, BEI, AFD, KfW, BERD, FVC, etc.). La cartographie des acteurs par projet prioritaire sera établie dans la note de démarrage et actualisée dans le rapport de sélection. Nexus eau–énergie–agriculture : L'approche nexus constitue un principe structurant de la mission. Les mesures de mobilisation de l'offre (dessalement, transferts inter-bassins, pompage, réutilisation des eaux usées traitées, etc) présentent une forte intensité énergétique et des risques de mal-adaptation, tandis que les mesures de gestion de la demande et de sécurisation des ressources peuvent générer des gains d'adaptation, de sécurité alimentaire et de résilience territoriale. En conséquence, chaque fiche de préinvestissement intègre une appréciation qualitative du nexus, et chaque dossier de projet prioritaire comporte une analyse nexus couvrant au minimum : (i) l'estimation de l'intensité énergétique (kWh/m³) et des émissions associées , (ii) le potentiel de recours aux énergies renouvelables , (iii) les impacts sur les ressources en eau et l'équilibre des bassins concernés , (iv) les effets sur l'agriculture et la sécurité alimentaire , (v) les risques de mal-adaptation , et (vi) la cohérence avec les plans directeurs d'aménagement intégré des ressources en eau (PDAIRE) des bassins concernés et le PNE 2020-2050. Cette analyse est conduite en coordination avec les expert.e.s agriculture et forêt, ainsi qu'avec l'expert.e énergie mobilisé.e au titre des secteurs couverts par la GIZ, afin d'assurer la cohérence des hypothèses entre instances sectorielles et avec le cadre plurisectoriel maître. L'Expert.e eau ne refait pas les analyses existantes : il/elle capitalise sur les travaux déjà réalisés ou en cours, notamment l'étude en cours du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur le nexus eau–énergie–alimentation, les travaux du MTEDD, du département de l'Eau, des ABH et de l'ONEE, et les études des partenaires techniques et financiers, en en identifiant les compléments nécessaires. Typologie des projets selon le mode de portage et de financement : Les exigences de bancabilité diffèrent selon le mode de portage et de financement. L'Expert.e eau classe chaque mesure et projet analysé dans l'une des catégories suivantes : (a) projets publics financés sur budget de l'État ou par emprunts souverains (dont les prêts concessionnels des banques de développement) , (b) projets portés par des établissements et entreprises publics (ONEE, ABH, SRM, ORMVA, etc) sur leurs ressources propres ou par emprunt non souverain, avec ou sans garantie de l'État , (c) projets privés , (d) partenariats public-privé (PPP), y compris les contrats de type BOT/BOO et les délégations de service, notamment pour le dessalement et la réutilisation des eaux usées traitées. Pour chaque catégorie, et de manière approfondie pour les 2 à 3 projets prioritaires, l'Expert.e eau identifie le porteur de projet et son cadre institutionnel, le modèle économique (tarification, recouvrement des coûts, subventions et transferts), le mode de financement envisagé et les instruments pertinents, les risques spécifiques (budgétaires, tarifaires, de contrepartie, réglementaires, de demande) et les conditions de réussite (cadre juridique et contractuel, capacité du porteur, acceptabilité tarifaire, garanties). Cette classification est renseignée dans les fiches de préinvestissement et l'instance eau du cadre logique selon la nomenclature commune, et sert de base à l'expert.e en ingénierie et structuration financière pour le montage financier des projets prioritaires. Analyse réglementaire et institutionnelle : L'analyse du cadre réglementaire, institutionnel et législatif confiée à l'Expert.e eau donne lieu à des résultats explicites. Elle couvre au minimum : (i) l'identification des obstacles juridiques et institutionnels à la préparation, au financement et à la mise en œuvre des mesures et projets (loi 36-15 sur l'eau et ses textes d'application, répartition des compétences entre l'État, les ABH, l'ONEE, les SRM et les collectivités territoriales, procédures d'autorisation et de concession) , (ii) l'analyse du cadre tarifaire et des mécanismes de recouvrement des coûts (tarifs de l'eau potable, de l'irrigation et de l'assainissement, péréquation, subventions et transferts budgétaires, redevances de prélèvement et de déversement) et de leurs implications pour la soutenabilité financière des projets , (iii) les conditions de mobilisation du secteur privé (loi 86-12 relative aux contrats de PPP telle que modifiée, régime des concessions et de la gestion déléguée, garanties, répartition des risques, expériences marocaines de dessalement et de distribution en PPP) , (iv) les règles applicables à la réutilisation des eaux usées traitées (normes de qualité par usage, autorisations, responsabilités entre producteur et utilisateur, acceptabilité sociale). Ces résultats sont synthétisés dans un tableau des barrières réglementaires et institutionnelles et des mesures correctives proposées (nature de la barrière, textes et institutions concernés, projets affectés, mesure corrective, porteur, horizon), établi à l'échelle du secteur dans le diagnostic et détaillé pour chaque projet prioritaire dans les dossiers de projet. Ce tableau alimente les mesures d'accompagnement du plan d’investissement et le volet « conditions de réussite » des fiches investisseurs. Composante A : Diagnostic du secteur eau et renseignement du cadre logique Le diagnostic du secteur eau (Composante A) ne se limite pas à un inventaire des mesures CDN 3.0, il comprend, a minima, quatre volets articulés : (i) un volet technique et climatique : état des ressources et des usages, mesures et projets CDN 3.0 eau, niveau de maturité de chacun, contribution à l’adaptation et à l’atténuation, co-bénéfices et lecture nexus eau–énergie–agriculture , (ii) un volet institutionnel, cartographie des acteurs (MTEDD, ABH, ONEE, SRM, ORMVA, collectivités territoriales, ministères concernés. etc), répartition des compétences et des responsabilités de maîtrise d’ouvrage, capacités de préparation et de portage des projets, mécanismes de coordination et de décision , (iii) un volet réglementaire, cadre législatif et réglementaire applicable, obstacles juridiques, règles tarifaires, conditions de mobilisation du secteur privé et de réutilisation des eaux usées traitées, tels que détaillés dans l’analyse réglementaire et institutionnelle ci-dessus , (iv) un volet financier, coûts d’investissement et d’exploitation des mesures, financements acquis et en négociation (budget de l’État, établissements publics, bailleurs, secteur privé), gap de financement par mesure et à l’échelle du secteur, sources et instruments mobilisables, contraintes de soutenabilité financière et de recouvrement des coûts. La structure détaillée du diagnostic est proposée par l’Expert.e eau dans la note de démarrage et soumise, via le Chef d’équipe, à l’avis et aux commentaires du ministère de tutelle du secteur de l’eau et des partenaires institutionnels concernés avant le lancement des travaux, la version validée sert de référence pour le livrable 2. Résultat 1 : Le diagnostic du secteur eau est établi et les fiches de préinvestissement ainsi que l’instance eau du cadre logique CDN 3.0 sont renseignées. Activités : o Activité 1.1 : Réaliser le diagnostic stratégique du secteur eau (mesures CDN 3.0, maturité des projets, cartographie des gaps de financement, co-bénéfices, lecture nexus eau–énergie–agriculture), en capitalisant sur les travaux existants et en cours (HCP, MTEDD, ABH, ONEE, partenaires techniques et financiers). o Activité 1.2 : Renseigner les fiches de préinvestissement des mesures et projets CDN 3.0 du secteur eau (description technique, maturité, chiffrage, financement, classification selon le mode de portage et de financement : public, établissement public, privé, PPP, etc). o Activité 1.3 : Reporter les fiches dans l’instance eau du cadre logique (inventaire et maturité, évaluation 5D, costing et gap, pipeline), selon la nomenclature et les hypothèses communes (en assurant la coordination avec le Chef d’équipe et les autres expert.e.s pour garantir la cohérence et la consolidabilité de l’instance eau. o Activité 1.4 : S’appuyer sur les expériences comparables d’autres pays, en matière de dessalement, de réutilisation des eaux usées traitées, d’efficience de l’irrigation et de partenariats public-privé dans l’eau, afin d’éclairer la priorisation, le chiffrage et la structuration des mesures et projets. o Activité 1.5 : Conduire l’analyse réglementaire et institutionnelle définie en section 3.1 (obstacles juridiques, cadre tarifaire et recouvrement des coûts, conditions de mobilisation du secteur privé, règles applicables à la réutilisation des eaux usées traitées) et établir le tableau des barrières réglementaires et institutionnelles et des mesures correctives à l’échelle du secteur. Livrables : un diagnostic stratégique du secteur eau (mesures CDN 3.0, maturité des projets, gaps de financement et co-bénéfices), incluant le tableau des barrières réglementaires et institutionnelles et des mesures correctives, les fiches de préinvestissement renseignées selon le gabarit unifié, et l’instance eau du cadre logique renseignée et consolidable sans retraitement. Indicateur 1 : Fiches et instance eau du cadre logique renseignées selon la nomenclature commune et consolidables sans retraitement. Composante B : Identification et structuration des projets prioritaires eau Résultat 2 : 2 à 3 projets prioritaires du secteur eau sont identifiés et structurés jusqu’à un stade de préinvestissement avancé (pré-faisabilité), permettant leur soumission à une facilité de préparation de projets ou l'engagement de discussions formelles avec des financeurs. Activités : o Activité 2.1 : Sur la base de la priorisation 5D et du pipeline, identifier et justifier 2 à 3 projets prioritaires du secteur eau. o Activité 2.2 : Structurer ces projets (description technique, impact climatique et co-bénéfices, maturité, bancabilité) en dossiers de projet individuels, en précisant pour chacun le porteur, le modèle économique, le mode de financement envisagé (public, établissement public, privé ou PPP), les risques associés, les barrières réglementaires et institutionnelles spécifiques et les mesures correctives correspondantes, et les conditions de réussite. o Activité 2.3 : En lien avec l’expert.e en ingénierie et structuration financière, intégrer le montage financier et produire les fiches investisseurs. o Activité 2.4 : Conduire des consultations ciblées auprès des porteurs, des partenaires techniques et des financeurs potentiels pour affiner les projets. o Activité 2.5 : Aligner la préparation de chaque projet prioritaire sur les standards, critères d’éligibilité et exigences de bancabilité des financeurs ciblés, en associant les financeurs potentiels dès l’amont du cycle de préparation, conformément aux bonnes pratiques internationales. o Activité 2.6 : Intégrer dans chaque dossier de projet l’analyse nexus eau–énergie–agriculture définie en section 3.1 (intensité énergétique, potentiel énergies renouvelables, impacts sur les ressources et les bassins, effets sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, risques de mal-adaptation, cohérence avec les PDAIRE), en capitalisant sur les études existantes ou en cours, dont celle du HCP. Livrables : un rapport de sélection justifiant les 2 à 3 projets prioritaires retenus (évaluation 5D et pipeline), les dossiers individuels des projets eau structurés (description technique, impact climatique et co-bénéfices, maturité, bancabilité), et les fiches investisseurs correspondantes. Indicateur 2 : 2 à 3 projets prioritaires eau amenés au stade de préinvestissement avancé défini ci-dessus (dossiers de projet et fiches investisseurs complets et techniquement validés par le Chef d'équipe). Composante C : Plan d’investissement eau et appui au plan de mobilisation financière Résultat 3 : Le plan de d’investissement du secteur eau est produit et la contribution à la consolidation plurisectorielle et au plan de mobilisation financière est assurée. Activités : o Activité 3.1 : Élaborer le plan de d’investissement du secteur eau (besoins, gap, séquençage, sources de financement, etc), intégrant les projets prioritaires. o Activité 3.2 : Fournir au Chef d’équipe et à l’expert.e en ingénierie et structuration financière les éléments techniques eau nécessaires à la consolidation plurisectorielle et au plan de mobilisation financière. o Activité 3.3 : Préparer les projets prioritaires eau en vue de leur financement, en les mettant aux normes et critères d’éligibilité des facilités de préparation de projets (PPF), du programme de préparation « Readiness » du FVC et des facilités des banques de développement, et les présenter aux financeurs lors des dialogues, consultations, forums d’investissement et événements de mise en relation (matchmaking). Livrables : le plan d’investissement du secteur eau (besoins, gap de financement, séquençage et sources de financement), les dossiers des projets prioritaires mis aux normes et critères d’éligibilité des financeurs ciblés et les supports de leur présentation (Activité 3.3), et la contribution eau aux plans consolidés et au plan de mobilisation financière, fournie au Chef d’équipe et à l’expert.e en ingénierie et structuration financière en vue de la consolidation plurisectorielle. Indicateur 3 : Plan d’investissement eau produit, intégré au consolidé et présenté aux partenaires. Composante D (transversale) : Consultations, ateliers et dimension sociale Résultat 4 : L’appropriation des produits par les parties prenantes est assurée et la dimension sociale, de genre et de transition juste est intégrée. Activités : o Activité 4.1 : Participer aux consultations sectorielles et ateliers de lancement et de validation, et y présenter les analyses du secteur eau. o Activité 4.2 : Intégrer les retours des parties prenantes dans les livrables « eau » révisés. o Activité 4.3 : Veiller à la prise en compte des dimensions sociales, de genre et de transition juste dans les projets et le plan eau, et intégrer dans chaque dossier de projet un examen des dimensions de genre et des sauvegardes sociales et environnementales conforme aux exigences des financeurs climatiques, afin d’en renforcer la bancabilité et l’éligibilité. Livrables : les contributions aux dossiers d’ateliers (présentations et analyses du secteur eau), et les livrables « eau » révisés intégrant les retours des parties prenantes, y compris les dimensions sociales, de genre et de transition juste, et l’examen des dimensions de genre et des sauvegardes sociales et environnementales intégré à chaque dossier de projet. Indicateur 4 : Participation effective aux ateliers, livrables eau reflétant les retours techniquement validés. Indicateurs de performance : o Produire le diagnostic du secteur eau, renseigner les fiches de préinvestissement et l’instance eau du cadre logique selon la nomenclature commune. o Identifier 2 à 3 projets prioritaires eau et les structurer jusqu’au stade de pré-investissement avancé (pré-faisabilité) défini en 3.1, en lien avec l’expert.e structuration financière. o Élaborer le plan d’investissement eau et fournir au Chef d’équipe les éléments nécessaires à la consolidation pluri-secteurs. o Participer aux consultations, ateliers et dialogues avec les financeurs pour le volet eau. o Travailler sous la supervision technique du Chef d’équipe et en coordination avec les expert.e.s forêt et structuration financière, dans le respect des nomenclatures et hypothèses communes. 3.3. Lignes hiérarchiques L’expert.e sera placé.e sous la supervision administrative de Jérôme Malavelle, Coordinateur mondial de NDC Act & Invest, Unité d’action climatique mondiale, Branche de l’atténuation.
Qualifications/special skills
o Diplôme universitaire supérieur (Master, diplôme d’ingénieur ou doctorat) en hydraulique, génie de l’eau ou génie civil, ressources en eau, gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), économie de l’eau ou de l’environnement, ou un domaine directement lié au secteur de l’eau est exigé. Une formation complémentaire en économie, finance de projets, financement climatique ou politiques publiques constitue un atout. o Au moins 12 ans d’expérience professionnelle confirmée dans le secteur de l’eau, dont une part substantielle dans la planification, la conception ou l’évaluation d’investissements hydrauliques : mobilisation et gestion des ressources en eau (barrages, transferts, eaux souterraines), dessalement, réutilisation des eaux usées traitées, alimentation en eau potable et assainissement, efficience hydrique et économie d’eau d’irrigation, GIRE et planification de bassin, ou adaptation au changement climatique liée à l’eau. Une expérience significative au Maroc est exigée o Expérience avérée, attestée par au moins trois réalisations, dans la préparation de projets d’investissement dans le secteur de l’eau : études de préfaisabilité ou de faisabilité, notes conceptuelles et dossiers de projet soumis à des bailleurs ou fonds climatiques, évaluation de la maturité et de la bancabilité, chiffrage indicatif des CAPEX/OPEX, et structuration de pipelines de projets, de plans d’investissement sectoriels ou de programmes nationaux. o Connaissance approfondie du cadre stratégique, institutionnel et réglementaire du secteur de l’eau au Maroc : Plan national de l’eau 2020-2050 et PNAEPI 2020-2027, loi sur l’eau et ses textes d’application, plans directeurs de bassin (PDAIRE), rôles respectifs du MTEDD, du département de l’Eau, des agences de bassins hydrauliques, de l’ONEE, des SRM et des ORMVA, ainsi que du cadre tarifaire et des mécanismes de recouvrement des coûts. Une expérience directe de travail avec ces institutions est fortement souhaitée. o Une expérience en planification de l’investissement climatique (CDN, PNA, cadres d’investissement ou plans de financement climat), en MRV ou en évaluation de l’impact climatique et des co-bénéfices (sécurité hydrique, énergie, agriculture, genre) constitue un atout. o Expérience de travail au sein d’équipes pluridisciplinaires (ingénieurs, économistes, experts financiers) sur des missions de planification ou de préparation d’investissements, et aptitude démontrée à produire des livrables selon des gabarits et nomenclatures imposés, dans des délais contraints. o Expérience de l’analyse ou de la structuration de montages faisant intervenir le secteur privé dans l’eau (partenariats public-privé, concessions, gestion déléguée, notamment pour le dessalement ou la réutilisation), et bonne compréhension des enjeux du nexus eau–énergie–agriculture (intensité énergétique, couplage aux énergies renouvelables, sécurité alimentaire, risques de mal-adaptation). o Expérience avérée de travail avec des bailleurs multilatéraux ou bilatéraux et des fonds climatiques actifs dans le secteur de l’eau (Banque mondiale, BAD, BEI, AFD, KfW, BERD, Fonds vert pour le climat, Fonds d’adaptation, etc), incluant la connaissance de leurs critères d’éligibilité, de leurs exigences de préparation de projets et de leurs sauvegardes environnementales et sociales, est exigée. Une expérience avec les facilités de préparation de projets (PPF) ou le programme Readiness du FVC constitue un atout.
Languages
o Excellente maîtrise du français et bonne maîtrise de l’anglais , la maîtrise de l’arabe et l’amazigh constituent un atout important.
Additional Information
Not available.
No Fee
THE UNITED NATIONS DOES NOT CHARGE A FEE AT ANY STAGE OF THE RECRUITMENT PROCESS (APPLICATION, INTERVIEW MEETING, PROCESSING, OR TRAINING). THE UNITED NATIONS DOES NOT CONCERN ITSELF WITH INFORMATION ON APPLICANTS’ BANK ACCOUNTS.
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